10 février 2010
ACTUALITES
BLOG pas très à jour.... rénovation prévue en mars
Participation à EQUIVOXES
chantiers éphémères de création contemporaine - poésie et écriture(s)
Quimper, théâtre Max Jacob, samedi 3 mars 2012, de 14h à 19h30
présentation de mes livres d'artiste
voir ICI Equivoxe_2012
Participation à la biennale "Livres à voir 9"
à Arras du 17 mars au 22 avril 2012
voir ICI site du "Quai de la Batterie"
AVEC AQUARIUM COMPAGNIE
Une association d'artistes complices
http://aquariumcompagnie.blogspot.com
"D'INFINIS PAYSAGES"
sur le thème du Printemps des poètes 2011
Exposition virtuelle, à partir du 7 mars 2011 - 24 artistes européens
Exposition iconographique et multiples d'artistes: GALERIE 379, NANCY, du 20 janvier au 21 février 2012
Exposition des oeuvres au centre culturel "la Werthurm"
à COLOGNE (Allemagne), du 3 juin au 1 juillet 2012
Sous réserve: "Post-Catastroph"
workshop à Rennes aux Ateliers du vent, du 2 au 4 mai 2012
sous la direction de Lydia Lunch
voir ICI
résidence-workshop en Roumanie
juin 2012, à Baia Mare, sur le site industriel post-communiste CUPROM (exploitation d'or et de cuivre), à l’occasion d’un symposium d’architectes concernant les friches industrielles.
ARCHIVES RECENTES:
Participation à "La bannière et la carte postale"
à Douarnenez, le 27 décembre 2011
Réalisation de "manifestes" et autres "mots à semer" - ateliers d'écriture
une proposition de Jamais le jeudi - http://jamaislejeudi.jimdo.com
avec Peuple et culture, Roberto et Manolo Cedron, David Bordeix et d'autres talents...
à BREST, le dimanche 22 mai 2011, avec "Vivre la Rue"
à Chateaulin, au RUN AR PUNS, le mercredi 29 juin 2011
à l'Ile Tudy, au café du port, le samedi 8 octobre 2011
GALERIE "Au-dessus des Halles" - AUDIERNE
Exposition solo - du 5 novembre au 10 décembre 2011
Biennale armoricaine d'art contemporain
"Le regard des autres"
Saint-Brieuc, du 15 octobre au 27 novembre 2011
http://www.leregarddesautres.org
voir le visuel "Les_traversées"
GALERIE 379 - NANCY
exposition "Texture et variations"
avec Awena Cozannet, Brigitte Kohl et Cécile Borne
du 8 au 20 novembre 2011
Galerie_379_Nancy
voir le visuel "tissu d'histoires"
AVEC AQUARIUM COMPAGNIE
Une association d'artistes complices
http://aquariumcompagnie.blogspot.com
GALERIE 9 – NANCY - exposition Brigitte MOUCHEL et Brigitte KOHL
du 8 au 20 novembre 2011
affiche_galerie_9_Nancy
ET TOUJOURS:
pour commander le recueil
"événements du paysage"
paru chez Isabelle Sauvage, septembre 2010 - cliquez ici
22 février 2009
TABLEAUX
Je
récolte des photos dans la presse. Echos du monde, habitations, usines, gares,
entrepôts, ruines, perspectives urbaines, géométries de paysages, poteaux
électriques, quotidien modeste, que je compose avec des bribes de ciels, des
horizons décousus, les aléas graphiques de collages de vieux papiers. Lieux
déserts ou peuplés de solitudes. Je les rends anonymes, intemporels, sans
références autres que des souvenirs, territoires parcourus en mémoire. Grâce à
cette pratique proche du « cut-up », je donne forme à un reflet du
monde aussi énigmatique que mélancolique. On y perçoit des errances peut-être,
l’exil sans langue, la vie un peu brumeuse, une vague nostalgie, des
silhouettes comme en conversations ou en rêveries communes. La complexité du monde,
la manière fragmentée dont il nous arrive rencontre ainsi la complexité de
l’histoire de chacun, son quotidien, sa mémoire. Arrêts sur images d’un film
qui nous concerne, évocations : un café pris quelque part, un voyage
ancien, des souvenirs d’une inquiétude, d’être perdu, d’aimer la solitude, les
errances, les songes, la recherche de lieux habitables. J’élabore ainsi un
environnement qui ressemble à la réalité contemporaine. Pourtant, la gravité du
banal est traversée par un regard tendre, poétique, une ébauche de paysage
fictionnel, de récits possibles.
" Au bord du visible_1"
40cm x 60cm

"goût de fer sur la langue"
20cm x 20cm - 150€

" à peine des murmures "
22cm x 80cm - 380€

" tu connais le chemin, chaque pierre "
22cm x 80cm

" quelqu'un, je le rencontrais là "
40cm x 60cm
20 février 2009
POESIE
Prolongements,
échos de mes tableaux. Des paroles entendues, rumeurs du monde, traversées
d’émotions qui se mêlent au quotidien, aux souvenirs, aux sensations, aux
traces. Je creuse, je gratte, je déterre. Mes brouillons sont tout en ratures.
J’épure.
Mes
textes sont amers, incisifs, graves, mélange de tendresse et de dureté. Ils
disent les vies inquiètes, l’étrangeté des rencontres, les attirances secrètes,
les guerres de tous les jours.
désordre
des étés (extrait)
Des riens
d’enfant.
Des
cailloux que tu changes de place, tout le long du jour. Tu sais que c’est fini
quand on appelle pour le dîner.
Et le
vent tout ce temps murmurait à l’oreille on ne savait pas quoi mais des
histoires. L’enfant complice. Un chant que même l’oiseau n’entend pas. On ne
savait pas quoi mais des histoires.
Tu sais
qu’elle peut — la mère — le sourire les plis des yeux et qu’elle peut se
pencher un peu s’approcher comme dire quelque chose à l’oreille, embrasser. Tu
es debout, là, percluse d’attente et refrain rauque, lancine.
Ensuite,
l’enfance cachée dans un sac sur la tête.
L’enfance
est le temps de construire le sac sur la tête, sa forme. Y mettre des fleurs.
Enfouir.
Accumuler
les herbes cueillies, les griffures aux jambes, tout mettre sur le sac, un nid.
Un nid,
se mettre la tête dedans.
Un oiseau
ses pattes agrippées sur le zinc, sa tête penchée pour dire à l’oreille des
mots, je t'aime par exemple.
Le sac
sur la tête. Le ventre nu au vent frissonne mais le sac sur la tête.
à attendre sans plus vouloir jusqu’à plus d’yeux – ainsi.
Tu es
restée près des cailloux qu’on pousse un peu qu’on rapproche en ligne un peu
tordue, un peu penchée comme la tête de l’oiseau, les plis des yeux rides sur
l’eau les cailloux qu’on y jette.
Sans
savoir, petite fille novembre un peu pasjoliepasbonjour, regarde seulement,
pense.
Et les
livres.
Tu
apprends l’herbe humide l’odeur des vaches leurs mouches.
Un
oiseau, le brin d’herbe que tu mâches en marchant. Un pas juste. Les cailloux
dans les poches qu’on jette en arrivant, qu’on abandonne.
La nuit
qui vient. (…)
L’enfant
l’une l’autre (extrait)
L’enfant
a marché à tâtons sentier en bordure de sa présence
— n’osant
pas — au bord du ressentir, approche d’un entre-deux.
La mère
empêchée, peut-être l’aube en étal incessant.
L’enfant
a marché yeux écarquillés aux aguets d’une parole suivant le sentier
— paroles
avançant elles aussi — un pas de côté serait se noyer,
brume de
mots en apesanteur. Scruter jusqu’à l’hypnose,
chercher
quelque vie, sentir le remuement, la lumière si noire,
devinant
son froid son corps ses caresses
et pas
bien savoir si on n’a pas entendu.
L’enfant
a marché sur ce sentier,
terre
boueuse apparaissant après un long regard pourtant attentif,
une
parole enfin, passerelle.
L’enfant
a marché mais la peur de se perdre, l’horizon.
Si l’on
reste longtemps, si longtemps qu’on se fige en terre boueuse,
bien
droit dans l’eau froide, froide et — si l’on reste ?
Enfant
trouée par l’absence de dire. (…)
Murmures
(extrait)
une nuit
de visages avec leurs mots, ceux qu’on sait… reflets de paroles entendues, nuit
peuplée — Qui disait ? Qu’as-tu dit ? Comment va t-elle ? — une
nuit de paroles — Qui ? — mots à flots — N’aie pas peur. Qui disait ?
— une nuit de visages flottants
— Qu’as-tu
dit ? — reviennent, ceux qu’on sait…
Comment
va t-elle ? —
une nuit
passagère dans l’épais de l’été à peine des pétales — cendrés — à peine des
murmures
une nuit
de bruissements secrets — sœurs, cendres douces — te souviens des caresses, le
souffle des secrets (…)
Ou encore, des conversations (extrait)
(…) La ruine arrive t-elle seule, à force ?
Elles se taisent, celle qui a tout pris cette
fois-ci pleure en silence, abattue, quelque chose s’est brisé, le bruit que ça
a fait, le monde en a tremblé, les autres se taisent, pensent ce sera mon tour,
ont peur, le spectacle devant leurs yeux, on ne peut pas feindre, voilà leur
sort, la plus proche lui passe le bras autour des épaules, lui caresse
doucement la main, les autres se taisent, sans larmes, obligatoire est ce
silence, nécessaire, que le bruit s’épuise, aucune parole, pas la peine, elles
savent, elles n’ont rien à dire, aucune consolation possible, sauf de ne pas
être seules, être sœurs des caresses à pleurer, où est la promesse ?
Il faudrait des femmes volantes, qui se donnent la
main, en ligne horizontale.
Ou encore, des conversations. (…)
Sa guerre
(extrait)
(…) Sa
guerre. Soudain le ciel. Être dehors et soudain se déchirer en ciel, là, se
laver du monde d’un regard et la blessure au dos. Avaler le visage et la terre
rude. Un frisson le froid par vagues le dos fait mal toujours à cet endroit où
la hache, la hache est tombée, tombe. Le bruit de la hache. Le sel sur la
blessure. Un frisson avant même l’eau glacée. Le visage se fige et la terre. On
ne trouvera pas. Où sont-ils alentour ? Les entendre se tourner, quelques
souffles, et les enfants lentement courir. Juste en ombres. On ne trouvera pas.
On ne trouvera pas. Et toujours le sel fond, n’attend pas. Un regard aux
étoiles le sel fond. Une ombre passe le sel fond le froid gagne. On ne trouvera
pas. Et pourtant la terre redoutable. Une arme. (…)
Une
ressemblance qui s’arrache du visage (extrait)
le visage
retentit, apparaît, fascine. c’est un visage. c’est l’image. le regard
apparaît. c’est un regard qu’on connaît. un regard qu’on croît connaître. on
sait qu’on le connaît. c’est quelqu’un qu’on connaît. avant. qu’on connaissait
avant. c’est une mère avant d’être née. avant qu’on soit né. une mère et sa vie
à venir. sa fille à venir. avec soi qui arrive. qui naît. avec un regard qui
ressemble. ou pas. c’est un visage. le regard apparaît. c’est un regard qu’on
connaît. un regard qu’on croit connaître. c’est soi avant. avant soi. temps
raccourci de soi à soi. il ressemble à un autre. la ressemblance inquiète. le
regard hante. c’est un visage. c’est un regard qu’on connaît. on sait qu’on le
connaît. c’est une fille. c’est elle. on se souvient. l’image ressemble. on ne
sait plus. on en connaît d’autres. d’autres visages inconnus. on capture des regards
qui hantent. on capture des visages qui habitent. on est devant des regards qui
se fondent. on est devant. on est devant des regards qui s’estompent. qui
disparaissent. on est devant des images qui ressassent et qui perdent. on se
perd. il y a le temps. être perdu là. et avant. le temps d’avant. la mémoire.
les regards dans la mémoire et les autres qui hantent. la mémoire de regards
qu’on ne connaît pas. qu’on connaît cependant. qui sont convoqués. qu’on
convoque. de soi à soi. des ressemblances. jusqu’à épuisement. un ressassement
de visages jusqu’à la disparition, jusqu’à un tremblement. (…)
19 février 2009
LIVRES D'ARTISTE
Je
crée des livres comme des mises en scène de mes textes. On peut aussi y
retrouver des fragments de mes tableaux. Un livre est d’une approche intime et
solitaire. La forme que je lui donne permet un cheminement, induit un rythme,
un temps, des silences et j’espère des émotions…
Volets clos

Tu sais
Aller de coté et d'autre en parlant des choses
18 février 2009
AFFICHES-POEMES
Une autre manière de conjuguer textes et images.
15 février 2009
MA DEMARCHE
BIOGRAPHIE
Je suis plasticienne et écrivain, née en 1959 à Paris.
J’ai goûté à la Faculté d’Arts Plastiques à Paris (80/81), à l’École des Beaux-Arts de Nantes (81/82), puis à une formation DEFA avec Peuple et Culture (89/91). J’ai obtenu en 2003 le D.U. d’animateur d’ateliers d’écriture à Montpellier.
Je réalise des peintures-collages, des installations in situ, des livres d’artiste, des affiches-poèmes. J’écris des textes courts (poésie en prose), des textes à dire (lectures, théâtre…). Depuis 1995, je participe à de nombreuses expositions individuelles et collectives.
Je m’intéresse à la manière dont l’art se communique : mise en scène, travail collectif, échanges vivants et publics. Je relie ma pratique à une connaissance plurielle de l’art et de la poésie, et à la fréquentation de la philosophie. Je suis très sensible à la question de l’engagement. Je suis membre actif de plusieurs associations, impliquée dans des actions culturelles en partenariat avec des acteurs sociaux, politiques, artistiques. J’ai participé à plusieurs résidences d’artistes où j’ai pu m’imprégner d’un territoire, rencontrer la population pour ensuite créer in situ.
J’ai suivi plusieurs formation à Peuple et culture, dont je me sens proche idéologiquement (mouvement d’éducation populaire qui propose une émancipation des hommes et des femmes notamment par l’accès de tous à une culture partagée et vivante) J’anime depuis 2001 des ateliers d’écriture pour des publics divers. Je suis particulièrement attachée à travailler avec des personnes en état d’exclusion, en manque de paroles ou de dignité.
Ce qui fonde ma démarche
Je pense que la dimension
fondamentale de la culture est sa dimension dynamique. C’est un ensemble
d’idées, d’œuvres et de pratiques qui nous aident à nous arracher aux
traditions, aux déterminations de groupes, aux habitudes, qui nous ouvre un
devenir encore inconnu. Par ce mouvement, elle est source d’émancipation,
d’accomplissement et de transformation.
Cette dynamique se fabrique dans
la confrontation au monde contemporain et aux autres. C’est une forme de
poétique du monde : Considérer que ce qui définit une identité (d’un être
humain ou d’un groupe), ce n’est pas l’exclusion de l’autre, c’est l’aptitude à
être en relation avec la diversité du monde, c’est l’aptitude à inscrire le
changement dans la définition de l’identité, c’est l’aptitude à imaginer
l’imprévisible.
Je pense que les artistes vivants
peuvent participer à la construction de cette culture en mouvement. La valeur
de l’art ne réside pas dans l’accumulation de savoirs ou la production de spectacles
et d’objets, mais dans le développement d’une expérience active, dans des
échanges émotionnels. A mon sens, les artistes proposent non pas un regard sur
le monde, non pas des réponses ; mais un cadre de vision singulier qui
peut questionner, nourrir une quête de sens, stimuler des envies de
changements, des désirs d’inventer sa vie, de cultiver la pensée et la
sensibilité ; non pas faire voir les choses, mais ménager des espaces
vides, creuser des écarts, des respirations, loin de la pensée unique et de la
conformité des représentations ; construire une pensée qui laisse la place
à la pluralité, au complexe, à l’aléatoire, à l’inquiétude, à la fragilité...
Les artistes cherchent à construire une version ouverte du monde, à offrir la
possibilité de le peupler, de le réévaluer, de ménager des communautés à venir.
Ils participent ainsi à maintenir du désir, à maintenir le possible de
rencontres et d’aventures sensibles.
10 février 2009
C.V.
Brigitte
MOUCHEL
4b rue de
la Marine, 29100 DOUARNENEZ
Tél. :
02 98 70 53 82 - Email : brigittemouchel@free.fr
Site :
http://brigittemouchel.canalblog.com
Née le 9
novembre 1959, à Paris
N° Maison
des Artistes : M802490 — N° SIRET : 32991889000099
FORMATION
/ diplômes
GENERAL : Baccalauréat
D, 1977, Nogent sur Marne (94)
TECHNIQUE : DUT Mécanique Générale, 1979, Cachan (94)
ARTISTIQUE : 1ère année Faculté d’Arts
Plastiques, 80/81, Paris
1ère
année École des Beaux-Arts, 81/82, Nantes (44)
ANIMATION
SOCIO-CULTURELLE : BASE, 1987,
Grenoble (38)
Formation
DEFA, Peuple et Culture, 1989/1991, Montpellier (4 UV)
D.U.
d’animateur d’ateliers d’écriture, 2003, Université de Montpellier (34)
Sujet
de mémoire : Un désir d’altérité
EXPERIENCE
PROFESSIONNELLE
PRINCIPALES
EXPOSITIONS RECENTES
Expositions
collectives
2000,
2001 : En lien avec le festival Est-Ouest, Die (26) : « Elles
s’en mêlent » et « Exil »
2004 :
« Des Routes », la Griotte, Die (26)
2005 :
« Le regard des autres », biennale d’art contemporain, St Brieuc (22)
2006,
2007 : « Petits formats », Galerie Rouge, Pont-l’Abbé (29)
2007 :
Trois artistes, Halles de Douarnenez (29)
2007 :
Salon Puls’art Le Mans (72)
2008 :
Art in Situ à la MAPRA, Lyon (69)
2009 :
Les imaginaires, Briec (29)
2009 :
« petits formats », Galerie Aktinos, Quimper (29)
2009 :
« Frontière », La Roche sur Grâne (26)
2010: Rétrospectives, Halles de Douarnenez (29)
2010: galerie Penmarc'h (29), galerie Miettes de baleine (Douarnenez (29)
2010, 2011: "Ceata-brouillard", Cluj (Roumanie)
2010: "ROUGE", galerie Rouge, Pont-l'Abbé (29)
Expositions
individuelles
2002,
2003 : galerie Conciliabule, Crest (26) : « Mots dits d’être
femme » et « Se balancer »
2002,
2003, 2004, 2005 : galerie du Baradie, Die (26) :
« Fractures », « Parole ! », « Il faudra, là-bas,
se retenir au monde », « Jamais de sucre »
2004 :
« Entre deux », la Griotte, Die (26)
2007 :
centre Kelenn, Quimper (29)
2007 :
médiathèque Lucien Herr, Saint-Jacques de la Lande (35)
2007 :
Galerie Rouge, Pont-L’Abbé (29)
2008 :
Maison commune, Pont-Croix (29)
2008 :
Galerie Côté-Place, Quimper (29)
2008,
2009 : Galerie 7, Douarnenez (29)
2009 : Galerie l’Harmattan, Douarnenez (29)
2010: Galerie La petite boutique, Douarnenez (29)
Livres
d’artistes
2003,
2005 : « Fête du livre d’artiste », Forcalquier (04)
2005,
2007, 2009 : « Délires de livres », Kaleïdos Arts, Chartres (28)
2006,
2008, 2010 : « Livres à Voir », Arras (62)
2006,
2007, 2008, 2009, 2010 : « Multiples », salon de la petite édition
d’artiste, Morlaix (29)
2008, 2010 :
« ici et ailleurs », Brest (29)
2008,
2009 : « Vendredi de la gare », St Etienne (42)
2009 :
Participation au stand Bretagne, Salon du livre, Paris (75)
2009 :
Librairie « Le Bel Aujourd’hui », Tréguier (22)
2009 :
« Le livre est une œuvre d’art », Galerie Europ’Art, Aigues-Mortes
(30)
Expositions
art in situ
1998,
1999, 2000, 2001 : « Vallée des art », 80 artistes, 11 lieux,
Drôme (26)
2004 :
« Les vents de la Drôme », exposition collective, la Roche sur Grâne
(26)
2006 :
« Close to nature », exposition collective et workshop, la Roche sur
Grâne (26)
2007 :
« Dépaysement », exposition collective au Künstlerforum, Bonn
(Allemagne)
2007 :
« Détours », résidence de création artistique, Crest (26)
2008 :
« La terre comme témoin », exposition collective et workshop, la
Roche sur Grâne
EDITION,
LECTURES
Depuis 1999, auto-édition de livres d’artiste : La mer âcre, Fragments d’adolescences, Exil, Carnet de voyage Diois, Ils ont laissé des traces, On voyage, Entre deux, Peau à peau, Frisson, Une ressemblance qui s’arrache du visage, Ou encore, des conversations, Sa guerre, Soin de toi, Aller de côté et d’autre en parlant des chose, Amertume, Murmures, Tu sais, Neige, Les jardins, Volets clos, L’enfant l’une l’autre, Le goût rouge, Désordre des étés…
2007 :
« Sa guerre » inclus dans
la pièce de théâtre « 4000 bouches », créée par la Cie Is Théâtre,
pièce jouée à Brest, Nantes.
2008 :
création d’affiches-poèmes (auto-édition)
2008 :
création affiche du festival de cinéma de Douarnenez (29)
Certains
livres sont dans les collections des bibliothèques de Quimper, Arras, Epinal et à
la BD de l'Ain
2010: Parution de Evenements du paysage, recueil de 14 textes, éditions Isabelle sauvage, collection présent (im)parfait
2010: Parution de Le goût rouge dans Autour d'un bateau-feu, éditions coop-breizh
ACTION
CULTURELLE, EXPERIENCE ASSOCIATIVE
De 1999 à
2002: Présidente de « Trajet-Spectacle », association culturelle
(réseau Peuple et Culture) à Die (26). Objectifs de l’association :
interroger réciproquement la création artistique et le lien social, en
utilisant le théâtre comme moyen d’échanges et de questionnements
Animation
ponctuelle d’ateliers d’écriture et de rencontres littéraires
De
janvier 2001 à février 2005 : Création, gestion et animation de « la
Griotte » à Die (26) : lieu artistique et culturel installé dans une
friche industrielle, ateliers d’artistes, échanges, organisation d’évènements.
Animations
d’ateliers d’art plastique pour enfants.
Membre du
CA de « Pont des Arts », association d’artistes de la Vallée de la
Drôme organisant des expositions collectives thématiques dans des lieux
atypiques.
Membre du
CA de « Conciliabule », galerie associative de Crest (26)
2001-2005 :
Animation d’ateliers d’écriture : Atelier hebdomadaire et stages dans le
Diois (26) ; Animation d’un café-littéraire à Die en 2003 ; Ateliers
de poésie à l’occasion du « Printemps des poètes » en 2003 et
2004 ; Animation de stages d’écriture et de fabrication de livres
singuliers, pour adultes à St-Izaire (12) en 2003 et à Forcalquier (04) en 2004
et 2005 ; Ateliers de fabrication de livres singuliers avec des enfants de
Crest en CLIS en 2003 et d’un quartier défavorisé de Valence, dispositif CLAS
en 2004/2005 ; Atelier d’écriture et réalisation d’affiches-poèmes avec
des personnes en précarité, accueil de jour de Die, en 2004/2005 ; Atelier
d’écriture avec des personnes âgées (association NUNC) à Die, 2004/2005 ;
Fabrication de fresques murales (textile et textes) avec des femmes et
adolescentes d’un quartier défavorisé de Valence, en 2005.
Depuis
2005 : Membre du CA de « Art in Situ » association qui rassemble
des artistes européens pour des expositions et résidences in situ dans la Drôme; expérience renouvelée avec la création d'Aquarium Compagnie en 2010. A ce titre, depuis 2008, membre du CA de
la FRAAP (Fédération des réseaux et associations d’artistes plasticiens)
De plus, depuis
2006, administratrice de l’association « Festival de cinéma de Douarnenez »
(29), dédiée aux peuples minorisés (trésorière depuis 2007, présidente depuis
2009).
2007 :Animation
d’ateliers de création de cartes postales artistiques sur le thème du Surréalisme,
enfants et adultes, Bibliothèque Ergué-Armel, Quimper (29)
Animation
d’une journée de formation auprès d’élèves instituteurs au centre Kelenn,
Quimper (29)
09 février 2009
ANIMATION D'ATELIERS
Je propose aux participants
d’explorer le monde qui les traverse et de trouver des formes d’écriture pour
le dire, le révéler, l’inventer.
Parce qu’écrire ouvre à
l’altérité, les ateliers d’écriture sont le lieu d’une expérience singulière.
La confrontation au langage questionne les participants sur leur singularité et
sur le rapport de chacun aux autres et au monde. Les participants à mes
ateliers témoignent d’un intérêt qui se développe, se cherche ou se crée autour
d’une quête de sens, d’un goût pour le « penser ensemble », au-delà
d’un intérêt accru pour la littérature.
La littérature est l’enjeu
principal de mes ateliers. Je propose d’approfondir des thèmes qui lui sont
propres tels que : écrire sans préméditation, écrire le temps qui passe,
écrire comme on peint, écrire en fragments, s’adresser à quelqu’un, écrire ce
qui nous est étranger, écrire pour se souvenir...
« Écrire, c’est aussi devenir
autre chose qu’écrivain. Écrire, c’est devenir. » (Deleuze, 1993)
« La littérature est le lieu
même du soulèvement d’une parole singulière dans les plis de la langue
collective. (...) La littérature contemporaine, en tant qu’elle est un art,
travaille les articulations, fondamentalement politiques, entre l’être et le
devenir, entre l’intime et le social. (…) Écrire, c’est toujours s’adresser,
prendre la parole, et la parole pour parler à un autre, à l’autre, serait-il
idéal, la prendre pour sauver quelque chose entre soi et le monde, entre soi et
l’autre.(…) Écrire, c’est risquer sa voix dans l’inconnu d’une écoute dont on
ne sait rien, qui la modifiera ; c’est se battre avec sa propre langue
pour exprimer de l’inexprimable, pour exprimer de l’inexprimé, pour gagner en
soi-même quelque empans sur le non-dit de tous. Écrire, c’est risquer sa
voix.(…) Le geste même d’écrire implique un autre, implique un rapport à
l’autre et sa mise en jeu. » (Bertrand Leclair, 2001)
En général, mes ateliers
d’écriture se déroulent en trois temps :
- temps de mise en situation, avec
une proposition stimulant l’écriture, s’appuyant sur des lectures (extraits de
textes d’auteurs contemporains).
- temps d’écritures individuelles,
mais dans la présence des autres ou d’un environnement particulier (café, rue,
jardin, chez quelqu’un...) ; temps assez long pour creuser l’écriture.
- temps de lectures et
d’échanges : capter et entendre l’écoute des autres, apprendre à se relire
soi-même.
MA POSTURE
Je pose en premier le rapport à
l’altérité. L’autre est autre et nécessite une posture de respect et d’accueil.
Je m’interdis tout jugement moral et esthétique. Je donne des pistes. Je suis
catalyseur, déclencheur, accompagnateur. Je cherche à créer une qualité
d’émotion qui permette un désir de partage.
Il n’est pas nécessaire de
« savoir » écrire pour participer à mes ateliers. Quelque soit le
message, la personne écrit comme elle peut, à partir de son désir, avec son
savoir. L’invention poétique, consiste à jouer avec la norme pour amener chacun
à écrire dans sa propre langue.
J’oriente mes ateliers d’écriture
pour permettre d’expérimenter la rigueur et l’engagement d’une liberté de
parole, stimulée par l’échange. Jouer avec les mots, les rythmes, parcourir des
textes d’auteurs, travailler le langage dans un processus de création qui mêle
liberté, prise de risques et exigence.
ATELIERS
DE CREATION DE LIVRES
Un livre d’artiste propose une « mise en scène »
d’un texte. Le fond et la forme se fond écho et, bien plus, se renforcent
mutuellement, se mêlent pour mettre en valeur une expression singulière. Un
livre est d’une approche intime et solitaire : Grâce à la « mise en
scène », le lecteur y entre, y chemine, est emmené dans une histoire (même
sans paroles). D’où l’importance accordée aux rythmes dans la mise en page et
l’assemblage. Chaque élément du livre est travaillé en cohérence avec l’ensemble :
texte, typographie, matières, formes, couleurs, échelle…
Dans l’atelier, l’écriture et le travail d’art plastique sont
pratiqués en alternance et en complémentarité, rebondissant l’un sur l’autre, (évocations,
émotions). Les arts plastiques sont utilisés comme stimulation à l’écriture et
inversement.
De même que pour l’écriture, le travail plastique est une
stimulation à la création : aucune compétence particulière n’est
nécessaire. Les techniques utilisées sont simples : collages, peintures,
empreintes, brûlures, piqûres, découpes, frottages, superpositions, plis,
enroulements, coutures, reliures simples… Les matériaux sont simples, peu
onéreux, et très divers. Un grand choix est proposé pour pouvoir créer avec de
la récupération, de l’insolite, du quotidien.
Les participants réalisent un objet de qualité, qui contient
leur expression singulière. Il ne s’agit pas seulement d’acquérir des
techniques, ni de réaliser un objet « joli ». Les livres peuvent être
exposés et des lectures des textes peuvent être envisagées.
08 février 2009
RESIDENCES - CREATIONS IN SITU
interroger l’espace public afin de proposer un regard singulier
Ayant le désir de m’impliquer dans la cité, me sentant
concernée par les questions de société, m’intéressant à la création in situ * et aimant expérimenter et créer
dans un environnement inhabituel, je suis fortement intéressée par les résidences
« en territoire »
Pour avoir un aperçu de mes réalisations lors de
résidences :
http://www.art-in-situ.net/pop_up/mouchel.htm
La résidence d’artiste « en territoire » :
L’artiste apporte imaginaire, intuitions, il croise des
éléments, surprend, produit du sens là où on ne l’attendait pas. Il peut
susciter du lien social, nourrir une mémoire collective, favoriser une culture
commune.
De plus, ce qui fonde la condition d’artiste n’est pas
uniquement la production d’un travail, la reconnaissance sociale, mais aussi
une attitude particulière dans un rapport aux autres.
L’artiste étant à priori étranger au territoire qui
l’accueille, il apporte un regard extérieur nourri de sa sensibilité : il
va prendre le temps de s’imprégner du territoire et de tisser des liens
privilégiés avec les habitants. Il va observer, écouter, échanger,
éventuellement animer des ateliers d’expression artistique, en vue de
questionner et sensibiliser les habitants, de faire émerger des paroles et des
expressions. Il va tenir compte de ces recherches et ces éléments relationnels
pour nourrir sa démarche artistique et proposer un projet de création qui
s’inscrit dans le contexte. Le dialogue s’instaure, suscitant des échos, des
émotions, initiant au jeu des influences.
Ce type de résidences privilégie autant le processus
(l'écoute, la réflexion, la confrontation) que le résultat (la création
artistique). L’artiste propose une création non fondée sur la valeur,
l’acquisition, la propriété, mais sur l’échange.
De plus, en favorisant des rencontres simples entre artistes
et habitants, en donnant à voir l’art dans des lieux accessibles, on
désacralise la relation à l’art et la culture et on touche un public
diversifié.
Plusieurs artistes et plusieurs techniques peuvent être
mêlés pour une plus expérience encore plus riche.
Recueillir l’expression des habitants : leurs rêves,
leurs histoires, leurs idées, comment ils imaginent un avenir...
Mener une réflexion partagée avec les habitants sur l’espace
de la ville, du quartier, du village ; l’interroger, la bousculer, en
révéler l’invisible et de découvrir des chemins de traverse... faire naître des
idées, des projets pour améliorer le cadre de vie.
Questionner le « vivre ensemble », la transmission
des cultures, l’accueil de nouveaux habitants, les liens intergénérationnels…
Travailler sur les cheminements, les passages, les
proximités, les différences, les frontières, les convergences…
Ou encore, explorer des grandes questions de sociétés :
religion, santé, éducation, écologie…








