Brigitte Mouchel

écrivain - plasticienne

10 février 2010

ACTUALITES

BLOG pas très à jour.... rénovation prévue en mars


Participation à
EQUIVOXES
chantiers éphémères de création contemporaine - poésie et écriture(s)
Quimper, théâtre Max Jacob
, samedi 3 mars 2012, de 14h à 19h30
présentation de mes livres d'artiste
voir ICI Equivoxe_2012

Participation à la biennale "Livres à voir 9"
à Arras du 17 mars au 22 avril 2012
voir ICI site du "Quai de la Batterie"


AVEC AQUARIUM COMPAGNIE

Une association d'artistes complices
http://aquariumcompagnie.blogspot.com

"D'INFINIS PAYSAGES"
sur le thème du Printemps des poètes 2011
Exposition virtuelle, à partir du 7 mars 2011 - 24 artistes européens
Exposition iconographique et multiples d'artistes: GALERIE 379, NANCY, du 20 janvier au 21 février 2012
Exposition des oeuvres au centre culturel "la Werthurm"
à COLOGNE (Allemagne), du 3 juin au 1 juillet 2012

Sous réserve: "Post-Catastroph"
workshop à Rennes aux Ateliers du vent, du 2 au 4 mai 2012
sous la direction de Lydia Lunch
voir ICI

résidence-workshop en Roumanie
juin 2012, à Baia Mare, sur le site industriel post-communiste CUPROM (exploitation d'or et de cuivre), à l’occasion d’un symposium d’architectes concernant les friches industrielles.


ARCHIVES RECENTES:

Participation à "La bannière et la carte postale"
à Douarnenez, le 27 décembre 2011

Réalisation de "manifestes" et autres "mots à semer" - ateliers d'écriture
une proposition de Jamais le jeudi - http://jamaislejeudi.jimdo.com
avec Peuple et culture, Roberto et Manolo Cedron, David Bordeix et d'autres talents...
à BREST, le dimanche 22 mai 2011, avec "Vivre la Rue"
à Chateaulin, au RUN AR PUNS, le mercredi 29 juin 2011
à l'Ile Tudy, au café du port, le samedi 8 octobre 2011


GALERIE "Au-dessus des Halles" - AUDIERNE

Exposition solo - du 5 novembre au 10 décembre 2011

Biennale armoricaine d'art contemporain

"Le regard des autres"
Saint-Brieuc, du 15 octobre au 27 novembre 2011
http://www.leregarddesautres.org
voir le visuel "Les_traversées"


GALERIE 379 - NANCY

exposition "Texture et variations"
avec Awena Cozannet, Brigitte Kohl et Cécile Borne
du 8 au 20 novembre 2011
Galerie_379_Nancy
voir le visuel "tissu d'histoires"


AVEC AQUARIUM COMPAGNIE

Une association d'artistes complices
http://aquariumcompagnie.blogspot.com

GALERIE 9 – NANCY - exposition Brigitte MOUCHEL et Brigitte KOHL
du 8 au 20 novembre 2011
affiche_galerie_9_Nancy





ET TOUJOURS:
pour commander le recueil
"événements du paysage"

paru chez Isabelle Sauvage, septembre 2010 - cliquez ici

Posté par brigittemouchel à 17:41 - ACTUALITES - Permalien [#]


22 février 2009

TABLEAUX

Je récolte des photos dans la presse. Echos du monde, habitations, usines, gares, entrepôts, ruines, perspectives urbaines, géométries de paysages, poteaux électriques, quotidien modeste, que je compose avec des bribes de ciels, des horizons décousus, les aléas graphiques de collages de vieux papiers. Lieux déserts ou peuplés de solitudes. Je les rends anonymes, intemporels, sans références autres que des souvenirs, territoires parcourus en mémoire. Grâce à cette pratique proche du « cut-up », je donne forme à un reflet du monde aussi énigmatique que mélancolique. On y perçoit des errances peut-être, l’exil sans langue, la vie un peu brumeuse, une vague nostalgie, des silhouettes comme en conversations ou en rêveries communes. La complexité du monde, la manière fragmentée dont il nous arrive rencontre ainsi la complexité de l’histoire de chacun, son quotidien, sa mémoire. Arrêts sur images d’un film qui nous concerne, évocations : un café pris quelque part, un voyage ancien, des souvenirs d’une inquiétude, d’être perdu, d’aimer la solitude, les errances, les songes, la recherche de lieux habitables. J’élabore ainsi un environnement qui ressemble à la réalité contemporaine. Pourtant, la gravité du banal est traversée par un regard tendre, poétique, une ébauche de paysage fictionnel, de récits possibles.


au_bord_du_visible_1_blog
" Au bord du visible_1"

40cm x 60cm

Go_t_de_fer_sur_la_langue_blog
"goût de fer sur la langue"
20cm x 20cm - 150€


___peine_des_murmures
" à peine des murmures "

22cm x 80cm - 380€


tu_connais_le_chemin__chaque_pierre
" tu connais le chemin, chaque pierre "

22cm x 80cm


s_il_revient
" s'il revient "

40cm x 60cm


quelqu_un__je_le_rencontrais_l_
" quelqu'un, je le rencontrais là "

40cm x 60cm

Posté par brigittemouchel à 22:58 - TABLEAUX - Permalien [#]

20 février 2009

POESIE

Prolongements, échos de mes tableaux. Des paroles entendues, rumeurs du monde, traversées d’émotions qui se mêlent au quotidien, aux souvenirs, aux sensations, aux traces. Je creuse, je gratte, je déterre. Mes brouillons sont tout en ratures. J’épure.

Mes textes sont amers, incisifs, graves, mélange de tendresse et de dureté. Ils disent les vies inquiètes, l’étrangeté des rencontres, les attirances secrètes, les guerres de tous les jours.


désordre des étés (extrait)

 

Des riens d’enfant.

Des cailloux que tu changes de place, tout le long du jour. Tu sais que c’est fini quand on appelle pour le dîner.

Et le vent tout ce temps murmurait à l’oreille on ne savait pas quoi mais des histoires. L’enfant complice. Un chant que même l’oiseau n’entend pas. On ne savait pas quoi mais des histoires.

 

Tu sais qu’elle peut — la mère — le sourire les plis des yeux et qu’elle peut se pencher un peu s’approcher comme dire quelque chose à l’oreille, embrasser. Tu es debout, là, percluse d’attente et refrain rauque, lancine.

Ensuite, l’enfance cachée dans un sac sur la tête.

L’enfance est le temps de construire le sac sur la tête, sa forme. Y mettre des fleurs.

Enfouir.

Accumuler les herbes cueillies, les griffures aux jambes, tout mettre sur le sac, un nid.

Un nid, se mettre la tête dedans.

Un oiseau ses pattes agrippées sur le zinc, sa tête penchée pour dire à l’oreille des mots, je t'aime par exemple.

Le sac sur la tête. Le ventre nu au vent frissonne mais le sac sur la tête.

à attendre sans plus vouloir jusqu’à plus d’yeux – ainsi.

Tu es restée près des cailloux qu’on pousse un peu qu’on rapproche en ligne un peu tordue, un peu penchée comme la tête de l’oiseau, les plis des yeux rides sur l’eau les cailloux qu’on y jette.

Sans savoir, petite fille novembre un peu pasjoliepasbonjour, regarde seulement, pense.

Et les livres.

Tu apprends l’herbe humide l’odeur des vaches leurs mouches.

Un oiseau, le brin d’herbe que tu mâches en marchant. Un pas juste. Les cailloux dans les poches qu’on jette en arrivant, qu’on abandonne.

La nuit qui vient. (…)

 

L’enfant l’une l’autre (extrait)

 

L’enfant a marché à tâtons sentier en bordure de sa présence

— n’osant pas — au bord du ressentir, approche d’un entre-deux.

La mère empêchée, peut-être l’aube en étal incessant.

L’enfant a marché yeux écarquillés aux aguets d’une parole suivant le sentier

— paroles avançant elles aussi — un pas de côté serait se noyer,

brume de mots en apesanteur. Scruter jusqu’à l’hypnose,

chercher quelque vie, sentir le remuement, la lumière si noire,

devinant son froid son corps ses caresses

et pas bien savoir si on n’a pas entendu.

L’enfant a marché sur ce sentier,

terre boueuse apparaissant après un long regard pourtant attentif,

une parole enfin, passerelle.

L’enfant a marché mais la peur de se perdre, l’horizon.

Si l’on reste longtemps, si longtemps qu’on se fige en terre boueuse,

bien droit dans l’eau froide, froide et — si l’on reste ?

Enfant trouée par l’absence de dire. (…)

 

Murmures (extrait)

 

une nuit de visages avec leurs mots, ceux qu’on sait… reflets de paroles entendues, nuit peuplée — Qui disait ? Qu’as-tu dit ? Comment va t-elle ? — une nuit de paroles — Qui ? — mots à flots — N’aie pas peur. Qui disait ? — une nuit de visages flottants

— Qu’as-tu dit ? — reviennent, ceux qu’on sait…

Comment va t-elle ? —

une nuit passagère dans l’épais de l’été à peine des pétales — cendrés — à peine des murmures

une nuit de bruissements secrets — sœurs, cendres douces — te souviens des caresses, le souffle des secrets (…)

 

 

Ou encore, des conversations (extrait)

 

(…) La ruine arrive t-elle seule, à force ?

 

Elles se taisent, celle qui a tout pris cette fois-ci pleure en silence, abattue, quelque chose s’est brisé, le bruit que ça a fait, le monde en a tremblé, les autres se taisent, pensent ce sera mon tour, ont peur, le spectacle devant leurs yeux, on ne peut pas feindre, voilà leur sort, la plus proche lui passe le bras autour des épaules, lui caresse doucement la main, les autres se taisent, sans larmes, obligatoire est ce silence, nécessaire, que le bruit s’épuise, aucune parole, pas la peine, elles savent, elles n’ont rien à dire, aucune consolation possible, sauf de ne pas être seules, être sœurs des caresses à pleurer, où est la promesse ?

Il faudrait des femmes volantes, qui se donnent la main, en ligne horizontale.

Ou encore, des conversations. (…)

 

Sa guerre (extrait)

 

(…) Sa guerre. Soudain le ciel. Être dehors et soudain se déchirer en ciel, là, se laver du monde d’un regard et la blessure au dos. Avaler le visage et la terre rude. Un frisson le froid par vagues le dos fait mal toujours à cet endroit où la hache, la hache est tombée, tombe. Le bruit de la hache. Le sel sur la blessure. Un frisson avant même l’eau glacée. Le visage se fige et la terre. On ne trouvera pas. Où sont-ils alentour ? Les entendre se tourner, quelques souffles, et les enfants lentement courir. Juste en ombres. On ne trouvera pas. On ne trouvera pas. Et toujours le sel fond, n’attend pas. Un regard aux étoiles le sel fond. Une ombre passe le sel fond le froid gagne. On ne trouvera pas. Et pourtant la terre redoutable. Une arme. (…)

 

Une ressemblance qui s’arrache du visage (extrait)

 

le visage retentit, apparaît, fascine. c’est un visage. c’est l’image. le regard apparaît. c’est un regard qu’on connaît. un regard qu’on croît connaître. on sait qu’on le connaît. c’est quelqu’un qu’on connaît. avant. qu’on connaissait avant. c’est une mère avant d’être née. avant qu’on soit né. une mère et sa vie à venir. sa fille à venir. avec soi qui arrive. qui naît. avec un regard qui ressemble. ou pas. c’est un visage. le regard apparaît. c’est un regard qu’on connaît. un regard qu’on croit connaître. c’est soi avant. avant soi. temps raccourci de soi à soi. il ressemble à un autre. la ressemblance inquiète. le regard hante. c’est un visage. c’est un regard qu’on connaît. on sait qu’on le connaît. c’est une fille. c’est elle. on se souvient. l’image ressemble. on ne sait plus. on en connaît d’autres. d’autres visages inconnus. on capture des regards qui hantent. on capture des visages qui habitent. on est devant des regards qui se fondent. on est devant. on est devant des regards qui s’estompent. qui disparaissent. on est devant des images qui ressassent et qui perdent. on se perd. il y a le temps. être perdu là. et avant. le temps d’avant. la mémoire. les regards dans la mémoire et les autres qui hantent. la mémoire de regards qu’on ne connaît pas. qu’on connaît cependant. qui sont convoqués. qu’on convoque. de soi à soi. des ressemblances. jusqu’à épuisement. un ressassement de visages jusqu’à la disparition, jusqu’à un tremblement. (…)

Posté par brigittemouchel à 20:19 - POESIE - Permalien [#]

19 février 2009

LIVRES D'ARTISTE

Je crée des livres comme des mises en scène de mes textes. On peut aussi y retrouver des fragments de mes tableaux. Un livre est d’une approche intime et solitaire. La forme que je lui donne permet un cheminement, induit un rythme, un temps, des silences et j’espère des émotions…


volets_clos_BLOG
Volets clos

murmures_BLOG
Murmures



tu_sais_BLOG
Tu sais


aller_de_c_t__BLOG
Aller de coté et d'autre en parlant des choses


Posté par brigittemouchel à 23:12 - LIVRES D'ARTISTE - Permalien [#]

18 février 2009

AFFICHES-POEMES

Une autre manière de conjuguer textes et images.


affiche_po_me_N_1  affiche-poème N°1


affiche_po_me_N_4  affiche-poème N°4


affiche_po_me_N_6 affiche-poème N°6

Posté par brigittemouchel à 22:10 - AFFICHES-POEMES - Permalien [#]

15 février 2009

MA DEMARCHE

BIOGRAPHIE

Je suis plasticienne et écrivain, née en 1959 à Paris.

J’ai goûté à la Faculté d’Arts Plastiques à Paris (80/81), à l’École des Beaux-Arts de Nantes (81/82), puis à une formation DEFA avec Peuple et Culture (89/91). J’ai obtenu en 2003 le D.U. d’animateur d’ateliers d’écriture à Montpellier.

Je réalise des peintures-collages, des installations in situ, des livres d’artiste, des affiches-poèmes. J’écris des textes courts (poésie en prose), des textes à dire (lectures, théâtre…). Depuis 1995, je participe à de nombreuses expositions individuelles et collectives.

Je m’intéresse à la manière dont l’art se communique : mise en scène, travail collectif, échanges vivants et publics. Je relie ma pratique à une connaissance plurielle de l’art et de la poésie, et à la fréquentation de la philosophie. Je suis très sensible à la question de l’engagement. Je suis membre actif de plusieurs associations, impliquée dans des actions culturelles en partenariat avec des acteurs sociaux, politiques, artistiques. J’ai participé à plusieurs résidences d’artistes où j’ai pu m’imprégner d’un territoire, rencontrer la population pour ensuite créer in situ.

J’ai suivi plusieurs formation à Peuple et culture, dont je me sens proche idéologiquement (mouvement d’éducation populaire qui propose une émancipation des hommes et des femmes notamment par l’accès de tous à une culture partagée et vivante) J’anime depuis 2001 des ateliers d’écriture pour des publics divers. Je suis particulièrement attachée à travailler avec des personnes en état d’exclusion, en manque de paroles ou de dignité.

Ce qui fonde ma démarche

Je pense que la dimension fondamentale de la culture est sa dimension dynamique. C’est un ensemble d’idées, d’œuvres et de pratiques qui nous aident à nous arracher aux traditions, aux déterminations de groupes, aux habitudes, qui nous ouvre un devenir encore inconnu. Par ce mouvement, elle est source d’émancipation, d’accomplissement et de transformation.

Cette dynamique se fabrique dans la confrontation au monde contemporain et aux autres. C’est une forme de poétique du monde : Considérer que ce qui définit une identité (d’un être humain ou d’un groupe), ce n’est pas l’exclusion de l’autre, c’est l’aptitude à être en relation avec la diversité du monde, c’est l’aptitude à inscrire le changement dans la définition de l’identité, c’est l’aptitude à imaginer l’imprévisible.

Je pense que les artistes vivants peuvent participer à la construction de cette culture en mouvement. La valeur de l’art ne réside pas dans l’accumulation de savoirs ou la production de spectacles et d’objets, mais dans le développement d’une expérience active, dans des échanges émotionnels. A mon sens, les artistes proposent non pas un regard sur le monde, non pas des réponses ; mais un cadre de vision singulier qui peut questionner, nourrir une quête de sens, stimuler des envies de changements, des désirs d’inventer sa vie, de cultiver la pensée et la sensibilité ; non pas faire voir les choses, mais ménager des espaces vides, creuser des écarts, des respirations, loin de la pensée unique et de la conformité des représentations ; construire une pensée qui laisse la place à la pluralité, au complexe, à l’aléatoire, à l’inquiétude, à la fragilité... Les artistes cherchent à construire une version ouverte du monde, à offrir la possibilité de le peupler, de le réévaluer, de ménager des communautés à venir. Ils participent ainsi à maintenir du désir, à maintenir le possible de rencontres et d’aventures sensibles.

Posté par brigittemouchel à 00:58 - MA DEMARCHE - Permalien [#]

10 février 2009

C.V.

Brigitte MOUCHEL

4b rue de la Marine, 29100 DOUARNENEZ

Tél. : 02 98 70 53 82 - Email : brigittemouchel@free.fr

Site : http://brigittemouchel.canalblog.com

Née le 9 novembre 1959, à Paris

N° Maison des Artistes : M802490 — N° SIRET : 32991889000099

FORMATION / diplômes

GENERAL :  Baccalauréat D, 1977, Nogent sur Marne (94)

TECHNIQUE : DUT Mécanique Générale, 1979, Cachan (94)

ARTISTIQUE : 1ère année Faculté d’Arts Plastiques, 80/81, Paris

                           1ère année École des Beaux-Arts, 81/82, Nantes (44)

ANIMATION SOCIO-CULTURELLE : BASE, 1987, Grenoble (38)

                           Formation DEFA, Peuple et Culture, 1989/1991, Montpellier (4 UV)

                           D.U. d’animateur d’ateliers d’écriture, 2003, Université de Montpellier (34)
                           Sujet de mémoire : Un désir d’altérité

EXPERIENCE PROFESSIONNELLE

PRINCIPALES EXPOSITIONS RECENTES

Expositions collectives

2000, 2001 : En lien avec le festival Est-Ouest, Die (26) : « Elles s’en mêlent » et « Exil »

2004 : « Des Routes », la Griotte, Die (26)

2005 : « Le regard des autres », biennale d’art contemporain, St Brieuc (22)

2006, 2007 : « Petits formats », Galerie Rouge, Pont-l’Abbé (29)

2007 : Trois artistes, Halles de Douarnenez (29)

2007 : Salon Puls’art Le Mans (72)

2008 : Art in Situ à la MAPRA, Lyon (69)

2009 : Les imaginaires, Briec (29)

2009 : « petits formats », Galerie Aktinos, Quimper (29)

2009 : « Frontière », La Roche sur Grâne (26)
2010: Rétrospectives, Halles de Douarnenez (29)
2010: galerie Penmarc'h (29), galerie Miettes de baleine (Douarnenez (29)
2010, 2011: "Ceata-brouillard", Cluj (Roumanie)

2010: "ROUGE", galerie Rouge, Pont-l'Abbé (29)

Expositions individuelles

2002, 2003 : galerie Conciliabule, Crest (26) : « Mots dits d’être femme » et « Se balancer »

2002, 2003, 2004, 2005 : galerie du Baradie, Die (26) : « Fractures », « Parole ! », « Il faudra, là-bas, se retenir au monde », « Jamais de sucre »

2004 : « Entre deux », la Griotte, Die (26)

2007 : centre Kelenn, Quimper (29)

2007 : médiathèque Lucien Herr, Saint-Jacques de la Lande (35)

2007 : Galerie Rouge, Pont-L’Abbé (29)

2008 : Maison commune, Pont-Croix (29)

2008 : Galerie Côté-Place, Quimper (29)

2008, 2009 : Galerie 7, Douarnenez (29)

2009 : Galerie l’Harmattan, Douarnenez (29)

2010: Galerie La petite boutique, Douarnenez (29)

Livres d’artistes

2003, 2005 : « Fête du livre d’artiste », Forcalquier (04)

2005, 2007, 2009 : « Délires de livres », Kaleïdos Arts, Chartres (28)

2006, 2008, 2010 : « Livres à Voir », Arras (62)

2006, 2007, 2008, 2009, 2010 : « Multiples », salon de la petite édition d’artiste, Morlaix (29)

2008, 2010 : « ici et ailleurs », Brest (29)

2008, 2009 : « Vendredi de la gare », St Etienne (42)

2009 : Participation au stand Bretagne, Salon du livre, Paris (75)

2009 : Librairie « Le Bel Aujourd’hui », Tréguier (22)

2009 : « Le livre est une œuvre d’art », Galerie Europ’Art, Aigues-Mortes (30)

Expositions art in situ

1998, 1999, 2000, 2001 : « Vallée des art », 80 artistes, 11 lieux, Drôme (26)

2004 : « Les vents de la Drôme », exposition collective, la Roche sur Grâne (26)

2006 : « Close to nature », exposition collective et workshop, la Roche sur Grâne (26)

2007 : « Dépaysement », exposition collective au Künstlerforum, Bonn (Allemagne)

2007 : « Détours », résidence de création artistique, Crest (26)

2008 : « La terre comme témoin », exposition collective et workshop, la Roche sur Grâne

EDITION, LECTURES

Depuis 1999, auto-édition de livres d’artiste : La mer âcre, Fragments d’adolescences, Exil, Carnet de voyage Diois, Ils ont laissé des traces, On voyage, Entre deux, Peau à peau, Frisson, Une ressemblance qui s’arrache du visage, Ou encore, des conversations, Sa guerre, Soin de toi, Aller de côté et d’autre en parlant des chose, Amertume, Murmures, Tu sais, Neige, Les jardins, Volets clos, L’enfant l’une l’autre, Le goût rouge, Désordre des étés…

2007 : « Sa guerre » inclus dans la pièce de théâtre « 4000 bouches », créée par la Cie Is Théâtre, pièce jouée à Brest, Nantes.

2008 : création d’affiches-poèmes (auto-édition)

2008 : création affiche du festival de cinéma de Douarnenez (29)
Certains livres sont dans les collections des bibliothèques de Quimper, Arras, Epinal et à la BD de l'Ain
2010: Parution de Evenements du paysage, recueil de 14 textes, éditions Isabelle sauvage, collection présent (im)parfait

2010: Parution de Le goût rouge dans Autour d'un bateau-feu, éditions coop-breizh

ACTION CULTURELLE, EXPERIENCE ASSOCIATIVE

De 1999 à 2002: Présidente de « Trajet-Spectacle », association culturelle (réseau Peuple et Culture) à Die (26). Objectifs de l’association : interroger réciproquement la création artistique et le lien social, en utilisant le théâtre comme moyen d’échanges et de questionnements

Animation ponctuelle d’ateliers d’écriture et de rencontres littéraires

De janvier 2001 à février 2005 : Création, gestion et animation de « la Griotte » à Die (26) : lieu artistique et culturel installé dans une friche industrielle, ateliers d’artistes, échanges, organisation d’évènements.

Animations d’ateliers d’art plastique pour enfants.

Membre du CA de « Pont des Arts », association d’artistes de la Vallée de la Drôme organisant des expositions collectives thématiques dans des lieux atypiques.

Membre du CA de « Conciliabule », galerie associative de Crest (26)

2001-2005 : Animation d’ateliers d’écriture : Atelier hebdomadaire et stages dans le Diois (26) ; Animation d’un café-littéraire à Die en 2003 ; Ateliers de poésie à l’occasion du « Printemps des poètes » en 2003 et 2004 ; Animation de stages d’écriture et de fabrication de livres singuliers, pour adultes à St-Izaire (12) en 2003 et à Forcalquier (04) en 2004 et 2005 ; Ateliers de fabrication de livres singuliers avec des enfants de Crest en CLIS en 2003 et d’un quartier défavorisé de Valence, dispositif CLAS en 2004/2005 ; Atelier d’écriture et réalisation d’affiches-poèmes avec des personnes en précarité, accueil de jour de Die, en 2004/2005 ; Atelier d’écriture avec des personnes âgées (association NUNC) à Die, 2004/2005 ; Fabrication de fresques murales (textile et textes) avec des femmes et adolescentes d’un quartier défavorisé de Valence, en 2005.

Depuis 2005 : Membre du CA de « Art in Situ » association qui rassemble des artistes européens pour des expositions et résidences in situ dans la Drôme; expérience renouvelée avec la création d'Aquarium Compagnie en 2010. A ce titre, depuis 2008, membre du CA de la FRAAP (Fédération des réseaux et associations d’artistes plasticiens)

De plus, depuis 2006, administratrice de l’association « Festival de cinéma de Douarnenez » (29), dédiée aux peuples minorisés (trésorière depuis 2007, présidente depuis 2009).

2007 :Animation d’ateliers de création de cartes postales artistiques sur le thème du Surréalisme, enfants et adultes, Bibliothèque Ergué-Armel, Quimper (29)

Animation d’une journée de formation auprès d’élèves instituteurs au centre Kelenn, Quimper (29)

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09 février 2009

ANIMATION D'ATELIERS

ATELIERS D’ECRITURE


Je propose aux participants d’explorer le monde qui les traverse et de trouver des formes d’écriture pour le dire, le révéler, l’inventer.

 

Parce qu’écrire ouvre à l’altérité, les ateliers d’écriture sont le lieu d’une expérience singulière. La confrontation au langage questionne les participants sur leur singularité et sur le rapport de chacun aux autres et au monde. Les participants à mes ateliers témoignent d’un intérêt qui se développe, se cherche ou se crée autour d’une quête de sens, d’un goût pour le « penser ensemble », au-delà d’un intérêt accru pour la littérature.

 

La littérature est l’enjeu principal de mes ateliers. Je propose d’approfondir des thèmes qui lui sont propres tels que : écrire sans préméditation, écrire le temps qui passe, écrire comme on peint, écrire en fragments, s’adresser à quelqu’un, écrire ce qui nous est étranger, écrire pour se souvenir...

 

« Écrire, c’est aussi devenir autre chose qu’écrivain. Écrire, c’est devenir. » (Deleuze, 1993)

 

« La littérature est le lieu même du soulèvement d’une parole singulière dans les plis de la langue collective. (...) La littérature contemporaine, en tant qu’elle est un art, travaille les articulations, fondamentalement politiques, entre l’être et le devenir, entre l’intime et le social. (…) Écrire, c’est toujours s’adresser, prendre la parole, et la parole pour parler à un autre, à l’autre, serait-il idéal, la prendre pour sauver quelque chose entre soi et le monde, entre soi et l’autre.(…) Écrire, c’est risquer sa voix dans l’inconnu d’une écoute dont on ne sait rien, qui la modifiera ; c’est se battre avec sa propre langue pour exprimer de l’inexprimable, pour exprimer de l’inexprimé, pour gagner en soi-même quelque empans sur le non-dit de tous. Écrire, c’est risquer sa voix.(…) Le geste même d’écrire implique un autre, implique un rapport à l’autre et sa mise en jeu. » (Bertrand Leclair, 2001)

 

En général, mes ateliers d’écriture se déroulent en trois temps :

 

- temps de mise en situation, avec une proposition stimulant l’écriture, s’appuyant sur des lectures (extraits de textes d’auteurs contemporains).

 

- temps d’écritures individuelles, mais dans la présence des autres ou d’un environnement particulier (café, rue, jardin, chez quelqu’un...) ; temps assez long pour creuser l’écriture.

 

- temps de lectures et d’échanges : capter et entendre l’écoute des autres, apprendre à se relire soi-même.

 

MA POSTURE

 

Je pose en premier le rapport à l’altérité. L’autre est autre et nécessite une posture de respect et d’accueil. Je m’interdis tout jugement moral et esthétique. Je donne des pistes. Je suis catalyseur, déclencheur, accompagnateur. Je cherche à créer une qualité d’émotion qui permette un désir de partage.

 

Il n’est pas nécessaire de « savoir » écrire pour participer à mes ateliers. Quelque soit le message, la personne écrit comme elle peut, à partir de son désir, avec son savoir. L’invention poétique, consiste à jouer avec la norme pour amener chacun à écrire dans sa propre langue.

 

J’oriente mes ateliers d’écriture pour permettre d’expérimenter la rigueur et l’engagement d’une liberté de parole, stimulée par l’échange. Jouer avec les mots, les rythmes, parcourir des textes d’auteurs, travailler le langage dans un processus de création qui mêle liberté, prise de risques et exigence.

 

 

 

ATELIERS DE CREATION DE LIVRES

 

 

 

Un livre d’artiste propose une « mise en scène » d’un texte. Le fond et la forme se fond écho et, bien plus, se renforcent mutuellement, se mêlent pour mettre en valeur une expression singulière. Un livre est d’une approche intime et solitaire : Grâce à la « mise en scène », le lecteur y entre, y chemine, est emmené dans une histoire (même sans paroles). D’où l’importance accordée aux rythmes dans la mise en page et l’assemblage. Chaque élément du livre est travaillé en cohérence avec l’ensemble : texte, typographie, matières, formes, couleurs, échelle…
Dans l’atelier, l’écriture et le travail d’art plastique sont pratiqués en alternance et en complémentarité, rebondissant l’un sur l’autre, (évocations, émotions). Les arts plastiques sont utilisés comme stimulation à l’écriture et inversement.

 

 

 

De même que pour l’écriture, le travail plastique est une stimulation à la création : aucune compétence particulière n’est nécessaire. Les techniques utilisées sont simples : collages, peintures, empreintes, brûlures, piqûres, découpes, frottages, superpositions, plis, enroulements, coutures, reliures simples… Les matériaux sont simples, peu onéreux, et très divers. Un grand choix est proposé pour pouvoir créer avec de la récupération, de l’insolite, du quotidien.

 

Les participants réalisent un objet de qualité, qui contient leur expression singulière. Il ne s’agit pas seulement d’acquérir des techniques, ni de réaliser un objet « joli ». Les livres peuvent être exposés et des lectures des textes peuvent être envisagées.

Posté par brigittemouchel à 23:41 - ANIMATION D'ATELIERS - Permalien [#]

08 février 2009

RESIDENCES - CREATIONS IN SITU

interroger l’espace public afin de proposer un regard singulier

Ayant le désir de m’impliquer dans la cité, me sentant concernée par les questions de société, m’intéressant à la création in situ * et aimant expérimenter et créer dans un environnement inhabituel, je suis fortement intéressée par les résidences « en territoire »

Pour avoir un aperçu de mes réalisations lors de résidences :
http://www.art-in-situ.net/pop_up/mouchel.htm

La résidence d’artiste « en territoire » :

La résidence d’artiste est un outil de développement culturel qui peut interroger et révéler certaines facettes du territoire en impliquant ses différents usagers. C’est lorsque l’on croise les regards et les savoir-faire de citoyens, d’artistes, d’urbanistes, de chercheurs, de jardiniers, de journalistes, de cuisiniers, d’enfants, d’élus, etc.… que l’on peut contribuer à animer un territoire, un village ou un quartier.
L’artiste apporte imaginaire, intuitions, il croise des éléments, surprend, produit du sens là où on ne l’attendait pas. Il peut susciter du lien social, nourrir une mémoire collective, favoriser une culture commune.
De plus, ce qui fonde la condition d’artiste n’est pas uniquement la production d’un travail, la reconnaissance sociale, mais aussi une attitude particulière dans un rapport aux autres.
L’artiste étant à priori étranger au territoire qui l’accueille, il apporte un regard extérieur nourri de sa sensibilité : il va prendre le temps de s’imprégner du territoire et de tisser des liens privilégiés avec les habitants. Il va observer, écouter, échanger, éventuellement animer des ateliers d’expression artistique, en vue de questionner et sensibiliser les habitants, de faire émerger des paroles et des expressions. Il va tenir compte de ces recherches et ces éléments relationnels pour nourrir sa démarche artistique et proposer un projet de création qui s’inscrit dans le contexte. Le dialogue s’instaure, suscitant des échos, des émotions, initiant au jeu des influences.
Ce type de résidences privilégie autant le processus (l'écoute, la réflexion, la confrontation) que le résultat (la création artistique). L’artiste propose une création non fondée sur la valeur, l’acquisition, la propriété, mais sur l’échange.
De plus, en favorisant des rencontres simples entre artistes et habitants, en donnant à voir l’art dans des lieux accessibles, on désacralise la relation à l’art et la culture et on touche un public diversifié.
Plusieurs artistes et plusieurs techniques peuvent être mêlés pour une plus expérience encore plus riche.

Thèmes qui peuvent être abordés :

Valoriser un patrimoine naturel ou culturel, monuments, histoires, légendes, paysages…
Recueillir l’expression des habitants : leurs rêves, leurs histoires, leurs idées, comment ils imaginent un avenir...
Mener une réflexion partagée avec les habitants sur l’espace de la ville, du quartier, du village ; l’interroger, la bousculer, en révéler l’invisible et de découvrir des chemins de traverse... faire naître des idées, des projets pour améliorer le cadre de vie.
Questionner le « vivre ensemble », la transmission des cultures, l’accueil de nouveaux habitants, les liens intergénérationnels…
Travailler sur les cheminements, les passages, les proximités, les différences, les frontières, les convergences…
Ou encore, explorer des grandes questions de sociétés : religion, santé, éducation, écologie…

*Une création in situ, née du lieu où elle va être inscrite, est élaborée en prenant en compte tout ce qui s’y voit : l’espace, les formes, la lumière, la matière… et ce qui ne s’y voit pas : l’histoire, les souvenirs enfouis, le potentiel symbolique… Une création in situ ne reste pas à la surface comme une affiche, elle s’inscrit dans le lieu, qu’elle stigmatise. C’est une forme de théâtralité, une expérience vécue dans un champ complexe, construit et activé par l’artiste.

Posté par brigittemouchel à 23:39 - RESIDENCES - CREATIONS IN SITU - Permalien [#]